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mardi 26 avril 2016

Souvenirs de Dilgo Khyentsé Rinpoché au Bhutan


Un des lieux les plus inspirants du Bhoutan est sans nul doute le petit monastère de Kyichu Lhakhang dans la vallée de Paro. C’est dans ce temple construit au VIIe siècle que le grand maître Dzogchen Dilgo Khyentsé Rinpoché (1910-1991), un des principaux disciples de Jamyang Khyentsé Chökyi Lodrö, a passé une partie de sa vie à la suite de son exil du Tibet.



Le Kyichu Lhakhang est de dimension modeste comme tous les monastères anciens, mais tout semble à sa place et en parfaite harmonie à l’extérieur comme à l’intérieur. Il en émane une atmosphère spirituelle unique, en particulier pour ceux qui ressentent de la dévotion pour Dilgo Khyentsé Rinpoché, ce maître hors norme de l’école Bouddhiste Nyingmapa.

Une fois passé l’entrée, on découvre une pièce ornée d’une statue de Guru Rinpoché et d’une autre de Kurukulla, brandissant un arc et des flèches faits de fleurs. Un chorten contenant les cendres de Dilgo Khyentsé Rinpoché se trouve à droite de la statue de Guru Rinpoché. Dans le hall intérieur, on distingue la statue de Jowo Sakyamuni, qui a été fondue à la même époque que la même statue à Lhassa.

Puis, on arrive dans la dernière pièce où Dilgo Khyentsé Rinpoché habitait. Dans un angle, on aperçoit son modeste lit et son coussin de méditation. Les peintures murales sont magnifiques, en particulier celle représentant l’arbre du refuge avec Padmasambhava.



Il suffit de s’asseoir sur le parquet et d’invoquer avec ferveur l’esprit de sagesse de Dilgo Khyentsé, ce maître accompli dont la vie et l’oeuvre exprimaient son souhait d’aider tous les êtres à atteindre l’éveil, pour ressentir sa présence bienveillante et son amour par delà le temps, l’espace et toutes les limitations. Pour ceux qui ont un cœur ouvert et une connexion spirituelle avec lui, la présence de Dilgo Khyentsé Rinpoché représente une magnifique opportunité de s’unir avec son esprit de sagesse et d’entrer dans la contemplation de la nature de l’esprit.


C’est aussi un endroit particulièrement puissant pour exprimer des souhaits de réalisation pour nous-mêmes et l’ensemble des êtres sensibles et de pouvoir surmonter nos obstacles sur le chemin. Car la figure du maître spirituel représente et incarne l’ensemble des sources de bénédiction de tous les Bouddha, l’accès le plus rapide et puissant à la nature de notre esprit. Comme le disait Dilgo Khyentsé Rinpoché :

« Le maître est semblable à un grand navire permettant aux êtres de traverser l’océan périlleux de l’existence, un capitaine infaillible qui les guide jusqu’à la terre ferme de la libération, une pluie qui éteint le feu des émotions perturbatrices, un soleil et une lune resplendissants qui dispersent les ténèbres de l’ignorance, un sol ferme qui peut porter le poids du mal comme du bien, un arbre qui exauce tous les souhaits dispensant à la fois bonheur temporel et béatitude ultime, un trésor d’instructions vastes et profondes, un joyau qui exauce tous les souhaits octroyant toutes les qualités de la réalisation, un père et une mère donnant avec équanimité leur amour à tous les vivants, un immense fleuve de compassion, une montagne s’élevant au-dessus des soucis de ce monde, inébranlable au milieu des bourrasques des émotions, un énorme nuage lourd de pluie pour apaiser les tourments des passions. 
En bref, il est l’égal de tous les éveillés. Établir un lien quelconque avec lui —que ce soit en le voyant, en entendant sa voix, en nous souvenant de lui, ou au contact de sa main— nous mènera vers la libération. Avoir pleine confiance en lui est le moyen le plus sûr de progresser vers l’éveil. La chaleur de sa sagesse et de sa compassion fera fondre le minerai de notre être pour libérer au-dedans de nous l’or de notre nature éveillée. »

lundi 18 juillet 2011

De l’air vif


Voici une critique d'un livre qui vient de paraître (en anglais pour le moment) où souffle l’air vif de l’esprit d’éveil.

Dzogchen Pönlop, Rebel Buddha, Shambhala.

L’auteur de cet ouvrage, Dzogchen Pönlop est un lama tibétain qui a reçu toute l’éducation tibétaine bouddhiste traditionnelle et qui vit aux Étas-Unis depuis vingt ans (il semble beaucoup apprécier les Starbucks Café, entre autres aspects de la culture américaine!). Il met beaucoup d’énergie à transmettre le Dharma d’une façon qui soit libre de tout a priori culturel : « La meilleure façon de rencontrer le Bouddha est de l’inviter chez nous. Quand nous étudions ou que nous pratiquons ses enseignements, le Bouddha est là. Nous n’avons pas à modifier la décoration de notre demeure pour qu’elle ressemble à un monastère ou à une maison dans un village indien pour pouvoir regarder notre esprit. »1. Il est vrai que le Dharma n’est pas tibétain, ni même asiatique, il est universel en ce qu’il offre une réponse radicale et révolutionnaire au problème que nous rencontrons en tant qu’être conscient, fini, mortel, souffrant et aspirant cependant à la liberté véritable.

Dans ce livre Dzogchen Pönlop, ne demande à son lecteur aucune connaissance préalable sur le Bouddhisme. Il ne nous demande même pas de croire a priori qu’il s’agisse là d’une voie valable. Son point de départ est cette aspiration à la liberté si présente dans le monde contemporain, mais si rarement éprouvée en réalité. Car qu’est ce qu’être libre vraiment? « Le mouvement vers la liberté personnelle et le bonheur est naturel pour chacun. C’est un désir fondamental du cœur humain. « Voulez-vous être libre de la souffrance? Voulez-vous être heureux? » Posez à quiconque ces questions et sans exception, la réponse de chacun sera la même : « Oui, c’est ce que je cherche (…) C’est pour cela que je quitte mon travail. C’est pour cela que je me marrie. C’est pour cela que je divorce (…) Souvent, cependant, les méthodes que nous utilisons pour devenir plus libre et plus heureux n’accomplissent pas nos espoirs. Ce qui se produit ici, n’est pas tant que nous ayons la mauvaise impulsion, mais que nous partons à la recherche de ce que nous voulons de la mauvaise façon. Nous ratons le « comment » dans « comment être heureux ».»2 L’auteur nous montre comment le Bouddha a voulu répondre concrètement à cette question, comment le Bouddha est ce rebelle qui se révolte contre ce qui est la racine même de notre emprisonnement et qui nous montre comment nous pouvons en faire autant : « Quand le Buddha a parlé de l’importance de la liberté individuelle il nous a donné une instruction simple et profonde : avant de faire quoi que ce soit vous devez d’abord vous connectez, de tout votre cœur, à votre désir d’être libre. Puis il vous faut commencer à apprendre les méthodes les plus efficaces pour accomplir votre désir. Ceci signifie que votre chemin individuel doit être connecté à votre propre et unique expérience de la vie.»3

Écrit dans un style très direct et dénué de tout jargon, ce livre offre au lecteur un exposé du Dharma vif, généreux et profondément relié à notre temps et notre culture.

Sudhana


Notes (texte original) :

1.« The best way to meet the Buddha is to invite him into our home. When we’re studying or practising his teachings, the Buddha is here. We don’t have to redecorate our home to look like a monastery or like a house in an Indian village in order to look in our mind. ».

2 « The impulse toward personal freedom and happiness is natural to everyone. It’s a basic desire of the human heart. « Do you want to be free from suffering ? Do you want to be happy ? » Ask anyone this questions and without exception, everybody’s answer will be the same : « Yes, that’s what I’m looking for. (…) That’s why I’m quitting my job. That’s why I’m getting married. That’s why I’m getting divorced. (…)Often, however, the methods we use to become freer and happier don’t accomplish what we hope. (…) What’s going on here is not that we have the wrong impulse, but that we’re going about getting what we want in the wrong way . We’re missing the « how » part in how to be happy and free. »

3 « When the Buddha taught the importance of individual freedom, he was giving us a very simple but profound instruction : before doing anything else you must first connect with all your heart to your desire to be free. Then you must begin to learn the most effective methods for fullfilling your desire. This means that your individual path must be connected to your own unique experience of life. »




vendredi 15 avril 2011

QU’EST-CE QU’UN LAMA ?

QU’EST-CE QU’UN LAMA

Padmasambhava ou Guru Rinpoché


QU’EST-CE QU’UN LAMA?

Dans le bouddhisme tibétain, le maître spirituel (tib. lama ; skt. guru) joue un rôle central. L’étudiant pratique d’après les instructions données par tel ou tel lama qui, lui-même, a été l’étudiant d’un autre lama, etc. En particulier, la tradition du Dzogchen affirme très clairement que plus les enseignements sont profonds plus le rôle du maître spirituel est central dans le chemin de l’étudiant.

Un choix important

Nous n’avons pas vraiment l’équivalent de l’idée du lama dans notre culture contemporaine[i], par contre nous avons de nombreux exemples de charlatanisme qui peuvent nous prévenir contre l’idée de suivre un maître spirituel. Si nous avons cette réserve, c’est tout à fait sain car, suivre une voie spirituelle engage notre cheminement vers le cœur même de notre être. Notre responsabilité est donc de vérifier que nous avons bien affaire à un maître spirituel authentique qui puisse effectivement nous guider dans ce voyage. Les lignes qui suivent se proposent d’offrir quelques éléments de réflexion sur ce qu’est un lama, comment s’assurer de son authenticité et de quelle nature est la relation que l’étudiant peut entretenir avec lui.

Le chemin spirituel

Il me semble que pour bien comprendre le rôle du maître, il faille revenir à ce qu’est le chemin spirituel, en particulier dans la perspective du Dzogchen. Ces enseignements disent que la sagesse est nôtre de façon inconditionnelle. Elle est notre nature véritable : la sagesse dont la compassion rayonne sans effort.

Dans l’absolu[ii] il n’y a rien à réaliser puisque tout est déjà là, déjà parfait, déjà complet (Dzopachenpo = grande complétude). Mais nous ne réalisons pas cela et, à la place, nous fabriquons une image illusoire de nous-mêmes : ce en quoi consiste le relatif[iii]. Parce qu’il existe alors pour nous un décalage entre notre vision de la réalité et la réalité elle-même, nous souffrons. Cette souffrance à ceci de bon qu’elle peut être l’occasion d’une prise de conscience du caractère inadéquat, incomplet, frustrant de cette construction[iv]. Et c’est ainsi que peut s’ouvrir le chemin spirituel, lequel vise la coïncidence de l’absolu et du relatif. En effet, pour un bouddha (c’est-à-dire quelqu’un qui a complètement réalisé le chemin) la réalité apparaît (relatif) telle qu’elle est (absolu). Le hiatus, cause de souffrance, n’existe plus. C’est ainsi que les nombreux moyens habiles du chemin spirituel viennent nous chercher exactement là où nous nous trouvons dans notre errance (relatif) pour nous nous mener exactement à ce que nous sommes (absolu). Par exemple, puisque l’esprit illusionné à l’habitude d’être distrait par la poursuite de multiples objets extérieurs (relatif) les instructions de méditation lui donnent un seul objet sur lequel poser son attention (moyen habile) pour qu’il retrouve graduellement la paix et sa clarté de sa vraie nature (absolu). On pourrait ainsi décrire tout le chemin spirituel comme un jeu subtil entre l’absolu et le relatif se concluant par la reconnaissance de leur unité.

Une bonté insurpassable

Parmi ces moyens habiles qui nous permettent de réaliser notre véritable nature, il en est un qui est particulièrement puissant et central : le maître spirituel. Il est au cœur de ce jeu entre l’absolu et le relatif. Il est dit que la bonté du lama est insurpassable, qu’elle dépasse même celle du Bouddha. Pourquoi cela ? Parce que le maître est avec nous, dans notre condition relative, pour nous montrer le visage de notre nature absolue. Cette nature absolue est nôtre, elle est même ce qu’il y a de plus authentiquement et intimement nôtre. Mais nous ne la voyons pas tout comme nous ne voyons pas notre visage : il nous faut un miroir. Ce miroir, c’est le maître. Son rôle est, par son enseignement, par ses actes, ses paroles, par son être même, de nous aider à découvrir ce qui est là, en nous, de façon intemporelle et inconditionnée : la nature de l’esprit, la nature de Bouddha, cette vaste et lumineuse essence. On pourrait ainsi dire que se tourner vers son esprit vers l’esprit de sagesse du maître extérieur c’est se donner l’occasion de découvrir son maître intérieur, la véritable nature de notre esprit.


Sogyal Rinpoché (Photo credit : Jeroen Top)


Trois maîtres spirituels

Le premier maître spirituel que j’ai rencontré fut Lama Guendune Rinpoché. Il rayonnait d’amour et de sagesse, semblait à la fois de ce monde et au-delà de celui-ci. Avec ce lama, j’ai vu que l’Éveil pouvait être humainement réalisé. Avec Sogyal Rinpoché, j’ai découvert un lama qui entrait en relation très directement avec la réalité de ses étudiants pour leur en révéler la nature véritable. Cette bonté inouïe, qui prend un soin infatigable pour donner à chacun l’occasion de découvrir sa nature véritable, m’a profondément touché et incité à suivre le chemin qu’il proposait. J’ai aussi eu le bonheur de rencontrer un des maîtres de Sogyal Rinpoché : Nyoshul Khenpo Rinpoché, ce lama plein d’humour, à la fois très érudit et très direct dans sa manière d’enseigner, cet être qui semblait le Dzogchen personnifié.

La dévotion

Il n’y a pas de notion de hiérarchie ou de dualité avec le maître comme si nous étions petits et lui immense : en se tournant vers lui on revient à soi-même, au plus profond de soi-même. La fascination pour la personnalité du maître, si charismatique soit-il, n’est donc pas suffisante. L’attrait pour ce qui apparaît comme exotique, magique ou ésotérique peut n’être qu’une distraction qui nous fait déserter notre réalité. Un maître authentique nous permet l’accès à cette réalité dans toute sa richesse plutôt que de nous faire miroiter des arrières mondes. Le rapport avec le lama n’est pas de fascination, mais de conscience et de reconnaissance de ce qui est. Il nous rend à nous-mêmes, comme un ami qui nous réveillerait au milieu d’un cauchemar nous rend à notre réalité. Il est le maître extérieur qui permet au maître intérieur (la nature de notre esprit) de rayonner de nouveau. Il n’y a pas de dualité dans rencontre d’esprit à esprit. Un lien du cœur se crée à la fois profondément humain et profondément sacré. C’est cela que l’on appelle la dévotion.


Nyoshul Khenpo Rinpoché

Choisir son maître

Il est important de prendre le temps d’examiner le maître spirituel et de vérifier qu’il a les qualités de bonté, de sagesse, de service désintéressé de l’enseignement et des êtres qui nous donnerons la confiance nécessaire pour recevoir pleinement ses enseignements.

Qu’est-ce qui légitime le maître en tant que tel? D’abord, le fait d’être un disciple avant d’être un maître. Le lama a lui-même un ou plusieurs maîtres dont il a suivi et suit les enseignements. C’est avec l’autorisation et la bénédiction de ses maîtres qu’il enseigne. C’est la lignée qui garantit l’authenticité et le caractère vivant de la transmission des enseignements : ceux-ci prennent leur source dans la tradition tout en étant toujours adaptés au temps dans lesquels ils sont donnés.

Fondamentalement, ce qui importe le plus et garantit son authenticité est sa fidélité à la vérité des enseignements :« Fiez-vous au message du maître, non à sa personnalité ; fiez-vous au sens, non aux mots seuls; fiez-vous au sens ultime, non au sens relatif; fiez-vous à votre esprit de sagesse, non à votre esprit ordinaire qui juge. » comme l’a dit le Bouddha[v].

C’est sur la base de cet examen des qualités du maître que la relation peut s’établir, mais comment décrire cette dernière?

Dans le vif

C’est un processus dynamique : la relation avec le maître ne ressemble à aucune autre, en ce sens qu’on ne peut pas s’appuyer sur des schémas bien établis que l’on répéterait ensuite sans fin, de façon à donner l’impression d’une pseudo stabilité. Avec lui on est toujours dans le vif, car son action est en phase avec le présent, avec ce qui est. Il s’enracine dans le réel avec toute sa richesse et ses multiples facettes.

C’est ainsi que le maître s’adresse à la nature absolue de ses étudiants, mais aussi à leur condition relative. Le maître indien Atisha disait que « le meilleur maître est celui qui attaque le mieux les fautes cachées ». Celles-ci sont les nuages nous empêchant de voir le ciel immense et lumineux de notre nature véritable, aussi le rôle du maître est il de montrer aussi bien le ciel que les nuages et comment dissiper ces derniers.

Ainsi, lorsqu’il donne des enseignements, il ne transmet pas une simple technique, mais la saveur, presque déjà le fruit de la pratique. En ce sens le maître spirituel est comme un raccourci : en enseignant, il peut déjà donner à ressentir ce qui ne pourrait être que le résultat de longues années de pratique. Il va directement au cœur du sujet, nous évitant les pièges des mécompréhensions, de l’intellectualisme, du sentimentalisme, du ritualisme, du formalisme, etc. qui pourraient autrement altérer, voir empêcher notre compréhension des enseignements du Bouddha.

Ses enseignements sont toujours à la fois conformes à la tradition venue du Bouddha et adaptés au présent dans lequel ils se donnent. En ce sens, il ne cesse de réinventer la tradition, en faisant une réalité vivante. Les grands maîtres qui ont apportés le Bouddhisme au Tibet comme Guru Rinpoché, Vimalimitra, etc puis Atisha, Marpa, etc. ont transmis le Dharma pour en faire une réalité tibétaine, comme des maîtres contemporains comme Trungpa Rinpoché, Thartang Tulku, ou Sogyal Rinpoché ont oeuvré à transmettre le Dharma pour les occidentaux.

Pour continuer la réflexion :

En conclusion, je dirais que la question de comprendre ce qu’est le lama est aussi potentiellement libératrice que source possible de confusion. Il est donc important, pour quiconque entend suivre cette voie du Dzogchen, de comprendre de façon juste ce que l’on entend exactement par lama. J’espère que ces quelques éléments de réflexion auront pu être utiles dans ce sens. Cet article est évidemment trop court pour un aussi vaste sujet, aussi pour continuer à l’étudier, je vous suggère la lecture des ouvrages suivants :

Sogyal Rinpoché, Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort, Le Livre de Poche.

En particulier, pour le chapitre neuf où il est question de ce qu’est un maître spirituel.

Dilgo Khyentsé Rinpoché, La Fontaîne de Grâce, Padmakara.

Où il est question de la place centrale du lama sur le chemin spirituel.

Tulku Thondup, Les Maîtres de la grande perfection, Le Courrier du Livre.

Qui donne de nombreux exemples de relation maître spirituel/étudiant en racontant l’histoire de la lignée du Longchen Nyingthik.

Philippe Cornu, Dictionnaire encyclopédique du Bouddhisme, Seuil.

Pour les articles « maître spirituel» et « trois racines».

Mars 2011

Sudhana


[i] Par contre, dans la culture occidentale plus ancienne, on peut trouver des équivalents avec des personnages tels que Maître Eckhart.

[ii] C’est-à-dire la réalité telle qu’elle est.

[iii] C’est-à-dire la réalité telle qu’elle apparaît.

[iv] Par analogie, on pourrait dire que lorsque l’on brûle sa main à une flamme, on ressent de la souffrance, mais que le plus important alors n’est pas cette souffrance en soi, mais la conscience aigue dont elle est le véhicule : il faut retirer sa main de la flamme !

[v] Cité dans Sogyal Rinpoché, Le Livre Tibétain de la Vie et de la Mort, Le Livre de Poche, p. 251.